Archives

Cliquez ICI pour voir les chroniques antérieures



Avis au lecteur

Nous prenons les précautions nécessaires pour fournir une information véridique et correcte lors de l'écriture de nos rubriques. Cependant, puisque les codes de construction et règlementations municipales peuvent changer et différer d'un endroit à l'autre, toujours vérifier auprès d'un professionnel avant d'agir sur l'information basée dans ces textes. Ces chroniques ne sont qu'à titre d'information générale seulement et ne devraient pas nécessairement être prises en considération.

 

 

Chaque semaine, Inspection 101 vous propose une chronique abordant un problème fréquemment retrouvé dans nos maisons. Nous y donnons les causes probables et proposons des solutions. Source incontournable d’information, vous y trouverez peut-être  réponses à vos questions.

Cette semaine dans « Inspection 101 »


La quantité d'écoles d'inspecteurs nuit à l'industrie pendant que les assureurs rient dans leurs barbes

Je ne parle pas ici d’un point de vue académique. Je suis un fervent de l’éducation et il est important que la personne travaillant comme inspecteur en bâtiment ait un minimum de formation reconnue. Mais, comme dans toutes bonnes choses, trop c’est comme pas assez et la quantité d’écoles offrant le cours d’inspecteur vient nuire à l’industrie plutôt que de l’aider. 

Le nombre d’acheteurs floués des dernières années a créé un engouement pour un encadrement professionnel du métier d’inspecteur afin de soi-disant, protéger le consommateur. Les centres de formation y ont vu une manne importante sous forme de subventions gouvernementales et la création de programmes et cours pour devenir inspecteur s'est multipliée. Les centres d’emplois et les services d’orientation professionnelle y ont aussi vu une opportunité et dirigent les prestataires et ceux en mal de changement de carrière vers ces écoles et en remplissent les classes. 

La majorité des courtiers immobiliers payés à commission favoriseront les nouveaux inspecteurs sans expérience afin de maximiser les chances de conclure une transaction. L’acheteur lésé se plaindra à qui veut l’entendre et l’inspecteur sera pointé du doigt pendant que le courtier s’en lave les mains. Les journaux et les émissions à caméras cachées s’en donnent à cœur joie et le cercle vicieux d’un besoin d’encadrement est alimenté. 


De l’autre côté, les compagnies d’assurances offrant l’erreur et omission font des affaires en or en assurant tous ces nouveaux inspecteurs. Cependant, à l’opposé d’un commerce de détail, l’augmentation du nombre de client ne fait pas diminuer les prix pour autant. L’arrivée importante de ces nouveaux assurés augmente exponentiellement l’exposition aux risques des assureurs et a pour conséquence des augmentions importantes des primes pour tous. 

Les formations données par ces écoles ne sont que le minimum. Le nombre grandissant de centres offrant la formation fait que des centaines de nouveaux inspecteurs graduent chaque année et la venue dans le marché de ces nouveaux gradués vient diluer la qualité des services offerts. Comme un médecin de famille ou un garagiste, un bon inspecteur est difficile à trouver et l’industrie immobilière en général s’en trouve affectée. 

Nous sommes de loin la personne la plus importante dans une transaction immobilière mais nous sommes aussi celle qui en recevra les torts si quelque chose tourne mal pour l’acheteur. Un encadrement est nécessaire et doit commencer avec les formations. Ceci étant dit, l’acheteur d’une nouvelle maison passera plus de temps à magasiner un nouveau réfrigérateur qu’il en passera à vérifier les qualifications de l’inspecteur. Si l’industrie veut vraiment protéger le consommateur, c’est l’acheteur qui devrait être éduqué parce qu’après tout, c’est lui qui choisit son inspecteur.